« Château d’enfant, un rêve enfui » – 2026
Verre – Jesmonite – lumière
« Depuis son implantation le 18 mai 2026, malheureusement, des individus ont à plusieurs reprises dégradé l’installation, la fragilisant et altérant son aspect initial »
L’idée est d’attirer l’attention du public sur un pan caché de l’enceinte médiévale de la Ville d’Enghien, dans un espace/jardin bientôt destiné à accueillir une petite plaine de jeux.
L’œuvre se situe à l’emplacement d’une des quarante-quatre tours demi-rondes qui encerclaient la ville au XIVème siècle (occupé auparavant par la fontaine du “Titje”).
L’intervention consiste, à l’instar de sites archéologiques mettant à jour des vestiges souterrains sous une dalle de verre, à évoquer un rêve enfui sous la forme d’un château d’enfant en verre surplombant l’évocation d’une montagne.
Ce petit château rappelle ceux que l’on édifiait sur les plages avec nos petits seaux et réveille l’imaginaire des contes.
Un petit chemin entouré de plantes vivaces – Leucothoe keikei burning love – mène à la découverte de ce petit trésor enfoui et lumineux qui constitue un point de départ pour raconter l’histoire de la Ville et de son riche patrimoine.
Eclairage : Michaël Robijns – Audioside
En partenariat avec la Ville d’Enghien,
Avec le soutien de la Commission des Arts de Wallonie et de la Confrérie de la Double Enghien.
À propos de l'artiste
Myriam Louyest est une artiste plasticienne (Enghien) dont la pratique trouve ses racines dans la mémoire intime ou collective. Ses œuvres naissent très souvent de la rencontre d’un lieu et des anecdotes qu’il recèle. Elle y fait naître des formes qui se fondent dans l’environnement. Elle ne cherche jamais à le violenter, procéder par coup de poing. Il est possible de passer à côté de certaines de ses interventions puis soudain, à y regarder de plus près, voir apparaître un éclat de couleur qui nous permettra de saisir toutes les aspérités de l’histoire du site. Les espaces investis lui suggèrent l’utilisation de matériaux qui le constitue.
Elle privilégie le verre dans ses projets, séduite par sa matérialité tout à la fois fragile et résistante, transparente et, dès que la lumière le traverse, étincelante. Il attire le regard et permet une entrée sensible dans l’univers de l’artiste.
Humble, discret, son travail contribue à la prise de conscience des visiteurs des méandres de la grande et de la petite histoire des espaces qu’elle habite le temps d’une exposition. Mais ses œuvres fonctionnent aussi de manière autonome puisqu’elles possèdent une force plastique d’une rare délicatesse.
Christophe Veys 2025





































































































































































































































